La situation sécuritaire en République Démocratique du Congo est si inquiétante que des populations dans divers coins du pays ne savent à quel saint se vouer. De différentes agressions dont le pays est victime depuis plusieurs années déjà ne sont pas prometteuses de quelque paix en dépit des multiples accords y relatifs signés entre le gouvernement et les belligérants. Cet état des choses en appelle à des éclaircissements suivis de la prise au très sérieux possible par les gouvernants de l’affaire.

L’Est du pays continue à être en proie â des agressions de la part des Frdr, Lra de John Konny, groupes armés Maï Maï et autres prétendu s 60.000 éleveurs Mbororo venus du Soudan avec leurs milliers de bétail et qui se sont autorisés comme dans un territoire sans maître, d’occuper plus de 6 collectivités dans le Bas-Uélé où ils ont tout bonnement chassé les populations autochtones dans cette partie de la province orientale.

On se rappellera qu’en son temps, des policiers angolais s’étaient tout dernièrement illustrés à prendre possession des villages entiers à Kahemba et y fait flotter les couleurs nationales du pays d’Edouardo Dos Santos devant l’impuissance du gouvernement congolais et de la représentation nationale qui y avait diligenté la fameuse” Commission Lumbala “dont les conclusions du rapport se sont volatilisés dans la nature sans pour autant rendre compte à la population nationale.

Le même son de cloche avait été enregistré du côté de Sava, un coin de la province du Bas-Congo. Car pris d’assaut il y a belle lurette par des policiers angolais qui se seraient disputés des filles avec des Congelais. Poussant plus loin leur culot, ils avaient fait flotter le drapeau angolais dans cette partie de la Rdc qu’ils prétendaient appartenir à l’Angola. Toujours au Bas-Congo, la côte Atlantique continue à faire l’objet des disputes quant à son appartenance. Que des plaintes des populations locales ne cessent-on d’enregistrer quant à l’exploitation pétrolière et son envahissement par des pécheurs angolais dans les eaux profondes.

Il s’ensuit des expulsions massives des patriotes rd-congolais du sol angolais suivies de plusieurs exactions et autres violences faites à nos femmes et filles à la suite desquelles nombreuses d’entre elles succombent. Quoique nos frères d’Angola soient dans de très bonnes conditions ici chez nous.

Il y a peu, le port ainsi que l’aéroport de Mbandaka dans la province de l’Equateur avaient été pris miraculeusement d’assaut par la prétendue bande à Udjani. “Qui serait déjà aux arrêts pendant qu’il resterait l’application de la procédure de son extradition vers la Ric”, selon les dires du ministre Lambert Mende, de Omalanga, porte-parole du gouvernement, Ladite bande, comme l’opinion le reconnaîtra, avait pris en un clin d’oeil le contrôle de tout Mbandaka et ont même réussi à s’accaparer des armes et munitions du magasin d’armements après s’être défaits des militaires commis à sa garde. Ils n’avaient pu être délogés que grâce à l’intervention musclée des forces de la Monuc de l’époque, aujourd’hui Monusco.

Fort curieusement, la situation de Mbandaka se reproduira quelques temps après à Kikwit. Où, à la grande surprise de tous, des éléments non autrement identifiés avaient fait intrusion au camp militaire Colonel Ebeya dans la nuit du 3 au 4 novembre derniers et agressé nuitamment au grand dam de tous, les trois gardes de faction commis au magasin d’armements dudit territoire militaire pour se saisir des armes et munitions après qu’ils aient tout bonnement abattu ce derniers. Ces envahisseurs seraient un commando à la solde du général Faustin Munene, laissent croire certaines indiscrétions. Ces intrus étonnent par leur prompte aptitude de manier si merveilleusement la centaine d’armes qu’ils ont emportées dans leur réduit. En attendant certainement les ordres de leur hiérarchie s’i au moins elle pourrait exister. Etonnant du fait que des non initiés ne pourraient au grand jamais se livrer à pareil exercice aussi périlleux. Ils ont certainement été bien préparés à ce genre d’opération. Où l’on ne peut aucunement alignés n’importe qui. Un vrai commando de la mort. Entre autres armes de guerre emportées, dès AK 47, des Kalachnikov, des mags, des fais, des lance-roquettes avec leurs munitions, des grenades et toutes autres armes utilisées régulièrement par les Fardc. Qui se serait retranché furtivement dans son réduit de Luanda d’où il aurait lancé un appel de recrutement des éléments de la GSSP, à en croire sa récente déclaration faite sur les antennes de Radio Benguela (Angola). Le recherché des services spéciaux a révélé la cause réelle de sa rancoeur à l’endroit du régime de Kinshasa et a même fait savoir ce qu’il entend faire pour” libérer” le peuple congolais. Pour quelle finalité, s’interrogent les observateurs.

Néanmoins, l’on se rappellera que le vice-Premier ministre en charge de l’intérieur, Décentralisation et Sécurité, Adolphe Lumanu Buana Nsefu a livré l’information faisant état de l’arrestation au niveau de Mbakana dans la périphérie de Kinshasa de trois des assaillants qui avaient pris part au pillage du dépôt d’armements du camp militaire Colonel Ebeya.

Dans l’entre temps, il se signale qu’un putsch visant â renverser le régime actuel serait en gestation et que le coup dur aurait été confié au général Faustin Munene qui serait de mèche avec le pouvoir de luanda.

Lequel aurait reçu la bénédiction de l’Occident pour en découdre avec le Rais congolais. Sur qua, une croix serait mise afin de l’empêcher d’exercer au prochain mandat le pouvoir d’Etat en Rdc. Luanda, comme d’aucuns le savent, a toujours décrié les faveurs faites au Rwanda par Kinshasa. De là, l’on peut se faire une idée.

Des sources concordantes ont fait état de la présence des hommes du Cndp qui auraient été vus en divagation à l3razzaville dans la semaine du 25 octobre dernier. Curieux, car la République soeur de Congo Populaire serait la base même des combattants Enyele qu avaient fait fureur dernièrement à Mbandaka. Les mêmes sources indiquent qu’au mois de septembre dernier, l’ombre d’Honoré Ngbanda Nzamboko avait été aperçue en Angola en provenance du Venezuela et à destination de Brazzaville. Allez-y comprendre quelque chose.

Cependant, il se signalerait des sources diplomatiques que le mois de décembre verrait le plus grand nombres d’exilés et autres membres de la diaspora revenir au bercail. Ce retour serait-il en rapport avec ce qui se tramerait sous des cieux mystérieux, s’interroge-t-on.

Toutefois, le FRAP de Coco Nimy basé aux Etats-Unis joint à l’APARECO d’Honoré Ngbanda Nzamboko et au Cndp de Laurent Nkundabatware qui refuse à se voir « dupé » auraient concocté un plan déstabilisateur de Kinshasa.

D’incessantes incursions dont la Rdc est jusque là victime de la part des agresseurs venus d’autres coins de la région ne seraient que la résultante du complot ourdi contre le Chef de l’Etat congolais relativement à la messe noire organisée à son sujet dans le monde occidental. Et présentement, de concert avec la Chine dont le Président avait la semaine écoulée foulé le sol français pour le réchauffement des relations bilatérales entre les deux Etats que, selon la haute diplomatie, Joseph Kabila aurait opposé dans les contrats relatifs aux cinq chantiers de la République. La France et la Chine ont effectivement signé des accords assez importants, lesquels occasionneraient une offre de milliers d’emplois.

Cependant, le mariage entre Démocrates et Républicains américains qui gravitent à jamais dans la cour de Barack Obama laisse entrevoir l’injonction faite au président américain de se défaire de son homologue congolais avant la fin de cette année. Nous osons croire que c’est dans cette perspective que s’inscrirait le jet des pierres de feu Armand Ntungulu qui serait le neveu même du général Faustin Munene (Mulele) sur le cortège présidentiel. Cet acte aurait été un message fort de la communauté internationale lancé à l’endroit du premier Congolais. Dommage que cela ne soit pas si bien exploité par les services de la Rdc à la suite de la mort précipitée de feu Ntungulu. “ Qui se serait suicidé à l’aide des ficelles de son oreiller “, avait laissé entendre Lambert Mende Omalanga, le porte-parole du gouvernement.

La Belgique serait elle aussi et surtout embarquée dans le coup en sa qualité de pays colonisateur. Elle ne laisserait cette fois-ci au moins, aucune chance au pouvoir de Kinshasa pour de s’en sortir victorieux. En son temps, Karel de Gutch, ancien ministre belge aux Affaires étrangères sans désemparer, avait si sèchement dit aux officiels congolais “ Vous n’allez tout de même pas donner le Congo de Léopold II aux Chinetoques “. De son côté, l’ambassadeur de la Belgique, M. Dominique Struye de Swielande, à l’occasion de sa visité au journal” Le Soft “ en avait profité pour faire passer un message hostile de son gouvernement à l’endroit du pouvoir de Kinshasa “ La Belgique revendique son rôle historique au Congo et veut éviter l’image d’un Congo devenu terre de prédation universelle “. Une phrase aussi anodine mais qui en dit plus dans la haute diplomatie.

Une observation faite dans les places publiques de la capitale laisse entrevoir des personnes suspectes faisant le pied de grue dans les chancelleries, au Palais du peuple, devant de grands hôtels et autres ministères. Il y a lieu de s’interroger si c’est la nouvelle tactique de nos services des renseignements. On en doute fort.

A l’analyse des faits, il se démontre au grand jour que les ennemis de la Rdc usent d une stratégie purement distractive. Attaquant un point donné pour y concentrer les décideurs aussi longtemps que possible jusqu’à ce qu’ils perdent de vue la situation pendant qu’ils s’attaquent à un autre coin de la République. Forts de cette analogie, les analystes avertis estiment qu’il se préparerait un grand coup contre la Rdc. Lequel risquerait de surprendre tout le monde de par sa fatalité.

L’on se rappellera que les festivités commémoratives du Cinquantenaire n’avaient réussi que grâce au soutien de l’Eternel Dieu Tout Puissant. Car, il se serait préparé le renversement du pouvoir à cette date. Et pour empêcher cette bavure, la communauté internationale s’était interposée en dépêchant illoco en Rdc le Roi des Belges et le Secrétaire général de l’ONU, Baan-Ki-Moon. Il est donc clair que ces derniers n’étaient pas venus seulement assister à ces festivités pour plaire aux beaux yeux doux des rd-congolais.

De ce qui précède, il y a leu de croire que les dessous des cartes refusent de livrer leur secret. Toutefois, la sécurité de la Rdc est en danger. Les décideurs, feraient œuvre utile de s’y concentrer en vue de prendre avec doigté et ne jamais tomber dans le piège de la distraction, sont de ce fait contraints de prendre les choses en main et mettre en place des dispositions requises afin d’éviter le pire. Passer vraiment au très peigne fin toute la situation sécuritaire en mobilisant les services des renseignements, la police, les Fardc et même la presse conjointement avec les organismes des droits humains contribueraient à trouver une solution dans le cadre de la pacification réelle de la Rdc. Sinon... Il semble qu’il y aurait péril en la demeure. Qu’on se le tienne pour dit.

Source Congo Nouveau